Dans l’alimentation émotionnelle, la nourriture n’est pas le problème en soi. Celles qui vous jouent des tours, en revanche, sont les émotions ! Rappelez-vous dans l’article sur « L’alimentation émotionnelle : quand les émotions court-circuitent le besoin de manger », la nourriture devient un pansement que l’on utilise, bien à notre insu, pour soulager :
- une contrariété
- un agacement
- une peine
- une souffrance
- un sentiment de solitude….
Une approche de soins centrée sur le corps : la partie visible !
Même si l’alimentation n’est qu’un symptôme et pas le problème dans ces comportements, elle engendre en toute logique une prise ou une perte de poids (dans certains cas, elle détruit sans impacter le corps) selon que l’on surconsomme ou que l’on se restreint. Elle modifie notre image, on en souffre et il devient difficile de supporter notre apparence. L’entourage alerte également. On perçoit alors la nourriture comme la cause de nos maux car s’ajoutent parfois des déséquilibres plus globaux : aménorrhée, carences nutritionnelles, diabète… On cherche alors tout naturellement à retrouver notre poids d’origine par des régimes, des démarches pour apprendre à bien manger, bien se nourrir. On a parfois recours à l’hospitalisation ou à une chirurgie. Et malgré toutes ces démarches, on ne se sent pas toujours mieux et on ne sait ni comment, ni pourquoi, les comportements réapparaissent. C’est un peu comme des fissures sur le mur d’une maison. Lorsque l’une d’elles apparait, on la comble rapidement. Quelque temps plus tard, une autre se dessine, surpris(e), on la rebouche également mais voici qu’une troisième se manifeste. Là, on se questionne sérieusement : quel est le problème ? Et on découvre la cause : une fuite de canalisation !
Le processus est semblable du côté des troubles alimentaires. Le corps est la partie visible, l’image qui se voit, que l’on croise dans le miroir et on dépense beaucoup d’énergie à tenter de la retrouver et de la garder. Mais on oublie que notre corps est un tout avec une partie invisible faite d’émotions, de charge mentale, de sentiments divers…
La partie invisible : un espace essentiel à explorer !
Et si on cessait de colmater les brèches : de multiplier les régimes, de lutter contre la nourriture, contre soi-même et de vivre dans son espace intérieur comme sur un champ de bataille ? Si on changeait de regard pour ouvrir la porte aux émotions et aller voir ce qu’elles nous disent ?
Si ensemble, on allait explorer cette partie invisible pour aller dénicher les croyances, les limites qui bloquent votre quotidien et freinent votre épanouissement ? Ces comportements ne sont pas une faiblesse ou une folie, mais le signal d’alarme d’un blocage plus profond qui a besoin de s’extraire pour vous libérer de ce qui est ancré au quotidien : se nourrir pour anesthésier un ennui, une colère, se remplir pour combler une tristesse, un sentiment de solitude, ou se protéger de la nourriture.
Des personnes me disent parfois : « j’ai essayé plein de choses, et j’ai toujours l’impression qu’il me manque quelque chose. »
Oui car la cause est émotionnelle et le temps que l’on ne l’a pas considérée en profondeur, on oscille entre accalmie et crises avec parfois un sentiment d’incomplétude.
Faire un travail sur soi, c’est avancer, c’est se libérer du fardeau des blocages, c’est se délivrer de ces comportements et renouer avec soi, avec la vie !
Partir en exploration, c’est passer peu à peu d’une lutte quotidienne avec soi, son corps, son entourage et avec la nourriture, à une meilleure compréhension de soi. On passe du statut de « victime » de la nourriture à celui de « pilote » de notre avion en ayant gagné en confiance et en estime de soi. On sort du jugement de soi pour avancer vers la compassion.
Alors si vous êtes prêt ou prête à partir en exploration, je suis là !

